Mardi 17 juin 2008
salut les amis,
juste pour vous informer d'une nouvelle de la plus haute importance: ce matin, grande grande victoire: j'ai compris où il fallait déposer quel type de poubelle (au pied de l'arbre en bas de chez moi). Ce midi, encore plus grande victoire: en rentrant de mon cours, les poubelles n'étaient plus là (enfin la partie incombustible des poubelles). voilà juste trois semaines que j'entreposais, faute de mieux...
autre victoire, j'ai salué la concierge, et elle m'a répondu. j'en ai profité pour lui demander si c'était le bon endroit pour déposer mes petits sacs en plastique, valait mieux l'affronter elle parce que sinon les gars ils laissent ta poubelle avec un mot dessus, faut la récupérer ensuite, c'est trop la honte. elle m'a répondu que oui c'était bien le bon endroit pour les poubelles, mais qu'en revanche mon vélo n'était pas garé du bon côté de l'arbre.
ma foi, tant qu'ils n'ont pas embarqué mon vélo tout neuf avec les incombustiles...
Par Anne Tocquaine
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Lundi 16 juin 2008

aujourd'hui j'ai bien travaillé, enfin, genre efficace quoi, alors je m'offre une petite pause pour vous raconter deux trois choses. la journée, puisque beaucoup me demandent à quoi ressemble une de mes journées (et j'ai bien du mal à répondre parce qu'il n'y en a pas deux pareilles), elle a commencé par mon petit trajet du lundi matin à vélo, vers la maison de suzukisan, ma prof de japonais du lundi matin. pas le cours le plus efficace on va dire, mais une dame sympa, qui m'offre du thé après chaque cours, suivant un rituel bien réglé. la semaine dernière j'avais eu bien du mal à lui faire admettre que j'avais avancé et que ce n'était pas la peine de revenir au début du livre. je lui en voulais un peu de pas comprendre l'urgence pour moi d'avancer vite, pour ne plus m'arrêter au bout de trois phrases quand je parle à quelqu'un (déjà trois phrases, vu ce que je disais au début, c'est pas mal). bon les cours de japonais c'est pas un loisir pour moi quoi, à le vivre au quotidien, je vois bien ce que ça a de vital... bref, aujourd'hui, elle a intégré, on a pris le livre là où je m'étais arrêtée à mon dernier cours de la semaine dernière, sans explications, à mon grand soulagement. et aujourd'hui, j'ai dû interrompre le petit thé final un peu plus rapidement que d'habitude (oui j'ai déjà des habitudes) parce que je voulais aller chercher ma gaigokujin torokusho qui était prête, ma carte de résidente, le sésame indispensable pour ouvrir un compte en banque, donc ouvrir un abonnement téléphonique, donc envoyer un contact fixeà mes interlocuteurs. alors sans attendre, je vais à la banque, un entil monsieur me renseigne: j'ai tout les papiers sauf... un sceau figurez-vous! oui au japon on ne signe pas, on appose son sceau. je devrai donc attendre encore mercredi que l'artisan ait fini de graver un sceau à mon nom avant d'ouvrir un compte. mais bon la perspective un peu désuète d'avoir un sceau à mon nom en katakanas m'a assez plu, donc je ne me suis pas formalisée d'avoir à attendre encore deux jours.
ensuite, après un détour par le supato pour acheter une salade et du tofu (j'ai aussi craqué, j'avoue, pour les petits gâteaux verts fourrés à la pâte de haricot rouge), j'ai mis à profit ma meilleure énergie de la semaine pour venir à bout de mon retard engrangé la semaine dernière, et pour faire part à quelques rédactions de mes propositions de sujets. ça a l'air de rien mais j'ai tellement toujours l'impression de jouer ma vie à chaque mail du genre que j'envoie que c'est une petite victoire sur moi-même. et pour fêter ça, je vais de ce pas réenfourcher mon beau vélo tout neuf pour m'inscrire au club de gym dont j'ai enfin récupéré l'adresse.
ah quand même avant de clôre ce petit chapître, un passage sur mes aventures à vélo. vendredi, comme je disposais d'un peu de temps avant un rendez-vous assez loin dans tokyo, je me susi dit, profitons du soleil, et allons-y en pédalant: ça me fera éprouver un peu de la géographie tokyoïte. résultat: heureusement j(avais beaucoup de temps devant moi... j'ai mis plus d'une heure et demie pour un parcours qui sur la carte ne me semblait pas si long que ça. donc je confirme: tokyo c'est grand. mais ce qui est drôle, quand on pédale, c'est la différence entre le jour et la nuit, parce qu'au rtour évidemment il faisait nuit. Au retour, tous les cinquantes mètres, il y a des travaux et donc plein de petits monsieurs devant les travaux qui font des gestes avec des bâtons lumineux. Et moi, tellement absorbée par les gestes (on dirait une piste d'aterrissage), j'en oublie de me dire qu'ils ont un sens, et plusieurs fois, a posteriori, en repensant aux autres vélos, en face, arrêtés, eux, je me suis dit que j'avais dû louper quelque chose. oublié de m'arrêter en somme. bon je sais je ne devrais pas écrire ça ici, ça va en effrauer quelques-uns. mais bon, il faut savoir uen chose assez étonnante ici, c'est que si les piétons japonais sont réputés pour leur respect à la lettre des consignes en tout genre, c'est loin d'être le cas des vélos, qui vont à droite ou à gauche selon leur convenance, brûlent les feux, slaloment sur les trottoirs entre les passants. la belle vie quoi. c'est peut-être pour ça que les agents de piste ne m'ont rien dit quand je leur suis passée devant sans m'arrêter.

Par Anne Tocquaine
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Vendredi 6 juin 2008
bon c'est promis, un jour je mettrai des photos. je ne sais pas pourquoi, jusqu'ici je n'en ai quasiment pas prises. mais ça va venir. et je mettrai par exemple des photos des petites clochettes de la petite auberge familiale où j'étais hier avec un collègue, ambiance bon enfant, familiale et bières (enfin thé pour moi, j'avais déjà bu des bières avant). C'est là que j'ai appris l'histoire des clochettes, c'est Yokosan, la chef d'orchestre de cette petite auberge où on se retrouve autour du comptoir, qui dans un élan d'enthousiasme, pour ponctuer son histoire, s'est mise à faire sonner ces clochettes que je n'avais pas remarquées jusqu'à présent. Et là, elle a expliqué: les clochettes, c'est pour l'été, quand il fait chaud, très chaud. Dans la moiteur, pour rafraîchir les clients, un petit son de clochette. L'hiver, n'y pensez même pas, les clochettes restent muettes.

en attendant, mon prof du mercredi, celui qui ne veut pas m'enseigner de grammaire parce que c'est beaucoup trop compliqué, m'a annoncé que le ministre a officiellement annoncé ouverte la saison des pluies. donc il pleut. enfin aujourd'hui, le soleil est revenu, les parapluies ont été troqués pour des ombrelles, mais si je me suis fait très vite au parapluie, l'ombrelle c'est pas vraiment mon truc.

Par Anne Tocquaine
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Mercredi 4 juin 2008
après les épisodes machine à laver et micro ondes, mais quand même surtout machine à laver, j'ai acheté aujourd'hui de l'huile d'olive un peu chère mais de façon à ce qu'au moins je sois sure de ce que c'est, avec un beau dessin d'oliviers dessus, et d'ailleurs en prenant la bouteille je me suis idt tiens je savais pas qu'il y avait des oliviers à okinawa, parce que ça venait d'okinawa. mais bon les japonais nous résevrent bien des surprises... et de toute façàon c'es 100% pur jus de... citron! (y a un dessin du fruit et pas de l'arbre à l'intérieur)
à côté de ça y a le vieux prof du mercredi matin qui veut pas me faire faire de grammaire parce que c'est beaucoup trop compliqué, qu'il fuat déjà savaoir parler avant de faire de la grammaire et qui à la place me fiat un cours sur le réchauffement climatique en japonais (lui c'est plus son truc, il est ingénieur agronome de formation, la météo il adore, et il m'a aussi tout expliqué des termes rizicoles, mais je me suis empressée d'oublier - enfin j'aurais bien aimé retenir, mais j'ai pas réussi)
du coup ma cervelle tourne plus rond, j'allume mon réchaud à gaz avec une cuillère, enfin j'essaie, ou bien je me sers de l'eau de la bouilloire au lieu du thé tout prêt qui m'attend sagement dans la théière ou enocre je prends l'express au lieu du local, du coup je passe devant ma station sans m'y arrêter mais à part ça je commence à m'orienter un peu mieux, et pour être sure de mon coup, j'ai appris à dire est (higashi) ouest (nishi) sud (minami) et nord (kita), je me suis dit que ça m'aiderait (bon j'avoue, j'ai dû regarder dans mon cahier pour être sure de pas me tromper)
bon c'ets pas tout ça de raconter des blagues mais en fait faut que je retourne à mes moutons. la suite au prochain numéro...
Par Anne Tocquaine
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Samedi 31 mai 2008

Il y avait Abdou, un Sénégalais qui prétendait ne pas parler français, et faisait la promo de son concert, nihongode, devant un petit stand du Sénégal à la Africa Fair de Yokohama qui se tient parallèlement à la Ticad (Conférence interntaionale pour le développement de l'Afrique de Tokyo). Ensuite, les petits stands de bouffe, yassa, mafé principalement, menu en katakanas, servis dans des bols, portions japonaises. Après une semaine de Japon, c'est étrange de manger "comme à la maison" ou presque. Et puis le concert. Un parterre de japonais sagement assis sur leur chaise, plutôt middle-age, quelques badauds debouts derrière eux redirigés par des agents de sécurité pourvus d'une casquette bleue et d'un sifflet, agitant les bras pour faire la circulation parmi des piétons désordonnés. Indéridable le public, même devant les blagues du Camerounais qui semblait pourtant s'amuser beaucoup et tentait de mettre l'ambiance dans un japonais qui moi me semblait parfait. Un public indéridable donc, jusqu'à ce qu'il se mette à imiter la musique traditionnelle japonaise. Complètement décalé.
Un peu plus loin sur le salon, une figure familière. Une femme, dans une melhafa parfaitement ajustée, que j'ai prise pour une mauritanienne jusqu'à voir son visage - c'était une japonaise.
J'étais bien à Yokohama. Tous les chemins mènent à Rome!



une image que j'ai tenté de piquer à mon cousin qui était au large du Banc d'Arguin pendant que je mangeais ce yassa à Yokohama: un bateau offert par le Japon à la RIM: "l'aide financière non remboursable par le gouvernement du Japon comme symbole de l'amitié et de la coopération entre le Japon et la République islamique de Mauritanie."

Par Anne Tocquaine
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Vendredi 30 mai 2008
bonjour à tous
une semaine, l'heure d'un premier coucou en attendant le facteur qui doit m'apporter quelques affaires que je me suis envoyées depuis paris (enfin si j'ai bien compris), sauf que je crois qu'il n'y a qu'un colis, donc suspense, lequel est-ce? bien sûr dans l'un comme dans l'autre, j'ai des affaires indispensables et urgentes, mais dans l'un plus que dans l'autre... on ne pense pas à tout quand on fait ses bagages. bref.
donc une semaine déjà et pas encore une blague à raconter sinon qu'évidemment mon quotidien continue à être une blague. je ne réalise pas encore très bien que je suis à tokyo, ou bien si je réalise c'est juste évident, comme on boit du café - d'ailleurs je ne bois quasiment pas de café depuis mon arrivée, mais j'ai acheté au hasard du thé au supato, et j'adore, il est vert fluo et super bon
par où commencer. déjà l'impression générale est ultrapositive, même plus que dans le meilleur de mes rêves. les premiers jours, j'avais l'impression de vivre dans un rêve, dans un film, un manga ou quelque chose du genre. marie (marie chou) m'avait dit "ils sont beaux et belles". ils sont bel et bien beaux. d'accord j'habite près de shibuya, le quartier réputé pour être au plus près de ce qu'on imagine du japon mais quand même
j'adore tout, j'adore les habits, les rues où je retrouve des ambiances que je voyais dans les films en me disant que le japon dont je rêvais était celui des années 50 maxi (j'ai vu que des vieux films avant de partir), avec de petites échopes, des vélos etc.
j'adore ma logeuse qui m'a sauvé la vie trois fois par jour depuis mon arrivée, jusqu'à me faire venir chez elle un soir où j'avais urgemment besoin d'internet et que ça ne fonctionnait plus chez moi. je suis arrivée, elle m'a installée dans la petite chambre de son fils au fond du jardin, et j'ai pu passer la nuit là, travailler jusqu'à 2h30 du mat et me lever à l'aube pour rentrer chez moi. sur le chemin, le jour à peine levé, les gens allaient au travail à pied et à vélo, et derrière moi, un père conduisait son fils en commentant les jardins du bord de la rue, c'était trop beau. il y a toujours quelque chose d'apaisant dans le paysage, même urbain, ça ne ressemble en rien à la jungle qu'on peut imaginer quand on pense aux heures de travail, à la foule, aux grattes-ciel etc. tout est "bien pensé" comme on dit. du coup, c'est immense mais humain et respirable. enfin, c'est ma première impression en tout cas.
sinon j'adore plein de choses, je m'émeus pour un rien, pour la broderie sur les mouchoirs que les gens sortent de leur poche pour s'ssuyer la nuque dans le métro quand il fait chaud, déjà parce que c'est trop beau (c'est pas un kleenex pour le dire autrement) ensuite parce que j'avais déjà rêvé devant cette scène dans des films.
j'adore devoir enlever mes chaussures pour entrer dans les maisons, et mes pantoufles pour entrer dans certaines pièces quand il y a des nattes au sol (certaines salles de classe, ou bien des salles dans les bâtiments publics où on peut venir se reposer, manger ou lire).
bref je vais pas tout énumérer mais quand même je me suis acheté un parapluie transparent trop chic. tout est trop chic, trop classe, même quand on rend la monnaie dans les magasins sur une petite coupelle, c'est toujours très très classe.
et surtout les gens sont très drôles, on dirait que c'est carnaval (enfin vu de mes yeux à moi), j'adore.
du coup, sauf quand j'ai un petit coup de pression (ça ne m'est arrivé qu'une fois, celle où j'ai été recueillie par ma logeuse), j'aime me perdre et je dirais, heureusement, parce que je passe mon temps à me perdre. déjà les plans sont non seulement en japonais (on s'en doute) mais en kanjis, c'est à dire que la plupart du temps, les deux alphabets que j'ai digérés jusqu'à présent ne me servent à rien, ensuite parce qu'il n'y a pas de nom de rue mais des numéros de paquets de maison, ensuite parce que pour une raison que j'ignore, je suis toujours désorientée (même en ville j'ai l'habitude de me repérer avec les points cardinaux, ici j'en suis incapable, je comprends jamais où est l'est, ça fait beaucoup rire ma logeuse kamadasan. tout ça doublé du fait que personne ne parle anglais, et que mon japonais ne progresse pas encore assez vite pour que je puisse toujours tout comprendre des epxlications que me donnent les trop gentils agents des stations de métro: au bout de trois phrases je décroche et je dois faire une drôle de tête parce que ça les fait rire aussi.
aujourd'hui j'ai reçu un petit papier dans ma boîte aux lettres, et je suis allée voir l'agent pour qu'il m'explique à quelle poste je dois aller et où elle est, il a passé un quart d'heure à appeler partout, la poste, l'agent de la station de métro suivante, etc, il s'est mis en mille pour savoir où était mon colis. pendant ce temps, deux ou trois autres personnes sont passées, chacune avec un renseignement à demander. déjà, le jour où je suis arrivée avec mes grosses valises à la station de métro, yutenji (le ji, ça veut dire temple et le temple est pas loin, trop beau, je l'ai repéré en cherchant la préfecture), j'ai repéré les petites plantes au milieu du rond point et les agents, je suis allée en voir un pour lui demander d'où je pouvais passer un coup de fil et je me suis dit, lui il va me voir souvent.
voilà, tout est incroyablement facile, pratique, et du coup, très humain. même ma petite chambre, effectivement petite mais quand même plus grande que ce que je craignais (genre 8m2), elle est tellement bien aménagée que c'est très vivable (bon on en reparlera cet hiver) pour l'instant je suis seule dans mon apparte, la népalaise finalement ne vient plus, il y a un kader qui doit arriver dimanche et une taiwanaise un peu plus tard. mais d'ici là j'aurai le wifi et je pourrai travailler depuis ma chambre.
ah j'oubliais! depuis mon balcon le soir, c'est à dire l'après midi pour vous, je vois les tours de shibuya illuminées comme dans les films, c'est trop chouette.
sinon pour les cours de japonais et le boulot je vous raconterai tout ça plus tard. mais ça va (ça a commencé par... le sommet sur le développement de l'afrique!)
je vous embrasse
anne
et une petite dédicace à ceux qui m'ont offert des musiques, l'idée du siècle. j'ai écouté mozart le soir de mon arrivée, dans le demi sommeil du décalage horaire, j'ai écouté les brésiliens qui parlaient d'une japonaise (ou bien?) un soir alors que j'avais pris trois métros de trop pour rentrer chez moi depuis l'autre bout de tokyo et que le soleil se couchait sur la baie, j'étais un oiseau en marchant dans la rue en bas de chez moi en rentrant de mon cours de japonais, etc etc

et aussi le truc drôle c'est que comme je comprends pas ce que j'achète au supermarché, ben je choisis les plus beaux emballages, de toute façon tout est bon

Ma première photo de Tokyo, les tours de Shibuya depuis mon balcon:

Par Anne Tocquaine
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Mercredi 7 mai 2008

"Les Japonais ils ne finissent jamais leur cigarette, ils fument la moitié et ils jettent."
"Amène des camemberts, tu feras fortune."
"Au Japon c'est interdit de fumer dans la rue, il y a des camions qui font le tour des entreprises."
"Apprends à te cacher pour te moucher."
"Les Japonaises elles mettent de la musique pour pas qu'on entende quand elles font pipi."
"sayônara!" "moshi moshi"
"Ils vont te découper en morceaux et te manger."
"(censuré)"
"Tu feras du vélo."
"Tu vas dormir dans une capsule?"
"Tu vas dormir dans une capsule?"
"Tu vas dormir dans un tiroir?"
"Y a du chocolat au Japon?"
"(censuré)"
"Mais qui va comprendre tes blagues au Japon?"
"Prépare-toi à courir, à dormir dans le métro, à courir."
"Tu achèteras un vélo, tu gagneras vingt minutes et vingt minutes c'est déjà beaucoup."
"Mais tu ne lis pas de mangas pourtant!"
"Tu me rapporteras un téléphone?"
"Tu vas trouver un Mauritanien là-bas."
"Encore, tu m'aurais dit que tu allais dans un village au fin fond de l'Afrique on aurait pu s'y attendre."
"Tu vas te trouver un mari et tu ne rentreras jamais."
"Tu sais, il y a des cosmonautes qui sont partis dans l'espace et quand ils sont revenus, l'URSS n'existait plus."
"Mais, pourquoi le Japon?"
"Tu as quelqu'un là-bas?"
"Tu parles japonais?"
"(censuré)"
"Personnellement, je n'aurais pas eu l'idée."
"Mange des pommes, là-bas ça coûtera trop cher."
"J'ai rêvé que j'allais au Japon, personne ne parlait français, et puis je me suis aperçu qu'il y avait des vaches comme dans les Vosges."
"Je viendrai te voir."
"Je ne viendrai pas te voir."

Par Anne Roy
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Mercredi 7 mai 2008
















J-14.

Dans deux semaines, Tokyo. Et franchement, je ne réalise pas, mais alors pas du tout.

en photo, un hommage à ma première vie, vosgienne, quand j'étais une petite fille qui imaginait qu'un berger allait l'emmener découvrir le monde, et passait son temps à rêver à des pays lointains (le berger n'est pas venu me chercher mais maintenant j'ai des jambes)... et un hommage à ma vie parisienne à la veille de mon départ, où j'ai quand même une foule d'amis et de délicieux moments que j'emporte dans mes bagages
Par Anne Roy - Publié dans : Présentation
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