Pour ceux qui connaissent, il y a Japan express, le livre magnifique roman photos-polar dont les souvenirs émaillent ma découverte du Japon (1). Rien à voir donc, si j'ai choisi ce titre China
express pour ce billet. C'est juste que c'est le nom du ferry qui fait la traversée pour Tianjin en Chine de puis Kobe. Trois jours de voyage aux loisirs un peu désuets mais charmants, trois jours
pour se familiariser aux compagnons de route que l'ont croise ici sur le pont, que l'on recroise là au restaurant ou, plus exotique, ici au bain, un furo qui tangue avec le bateau, autant de
figures qui deviennent progressivement familières. Et le spectacle permanent, la mer. Pour ceux qui l'aiment, impossible de s'en lasser. Mais dans ce temps dilaté, considérer le bateau comme un
voyage en soi est une obligation, la contemplation la seule occupation. Dans un sens comme dans l'autre, pour les uns c'est un voyage qui commence, pour d'autres qui se termine, et tout le monde
n'a pas la même hâte d'arriver. A bord il n'y a que des habitants des deux rives, Chinois et des Japonais.
Là sur l'image, deux jeunes futures stagiaires en partance pour Kobe. Drôle de spectacle sur le Tianjin Kobe, de côtoyer cette cinquantaine de jeunes stagiaires, en partance pour l'autre monde. On
a échangé un peu, ils étaient trop contents d'utiliser le peu de Japonais qu'ils avaient engrangé avant leur départ avec une Française qui elle aussi se bat avec la langue. Je ne leur ai pas dit
que j'avais rencontré leurs pairs, dans le voyage aller, vers la Chine, partant du Japon avec le regard qui ne s'offre pas au monde avec autant de candeur, même un peu inquiète.
Pour voir les images de ce voyage, il suffit de suivre ce
lien.
Pour voir les images de Pékin, c'est
ici.
(1) Japan Express de Anne Garde et Laure Vernière